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WhatSake

EXPLOREZ LE SAKÉ PAR THÈME

Brassage
& ingrédients

Du grain de riz
au saké dans votre verre.

Suivez la fabrication du saké, découvrez le rôle des ingrédients et la façon dont les décisions en brasserie transforment ce que vous dégustez.

Suivez les étapes
Illustration en papier représentant du riz, un plateau de koji, une cuve de fermentation et une bouteille de saké avec un verre
Le riz apporte l’amidon. Le koji le rend disponible. La levure produit l’alcool.

LE PARCOURS EN UNE MINUTE

Comment le saké est-il fabriqué ?

Le saké est brassé à partir de riz. Le koji fournit les enzymes qui transforment l’amidon du riz en sucre, puis la levure transforme ce sucre en alcool.

Ces deux tâches se déroulent en parallèle dans la cuve principale de fermentation. Après fermentation, le brasseur sépare le liquide des matières solides du riz et choisit les finitions avant la mise en bouteille. Le saké est fermenté, et non distillé.

ÉTAPE 1 SUR 10

Polir le riz

Retirer une partie des couches extérieures du grain. Le taux de polissage indique le poids de riz qui reste.

En savoir plus sur la préparation du riz ↓

Vue d’ensemble : JSS : la fabrication du saké. Développé à partir de l’article original de WhatSake sur le brassage.

QUATRE RÔLES À RETENIR

De quoi le saké est-il fait ?

Vous entendrez souvent « riz, eau, koji et levure ». Voyez-les comme l’équipe de brassage : chacun a son rôle.

LA MATIÈRE PREMIÈRE

Riz

Le riz apporte l’amidon. Les brasseurs peuvent utiliser du riz à saké ou du riz de table ; des variétés comme Yamadanishiki sont choisies pour leur comportement pendant le brassage.

À retenir : le riz fournit la matière de départ.

L’ENVIRONNEMENT DE BRASSAGE

Eau

L’eau intervient dans la préparation, la fermentation et souvent l’ajustement final. Ses minéraux influencent le brassage, mais les seuls termes « douce » ou « dure » ne permettent pas de connaître le goût d’une bouteille.

À retenir : l’eau accompagne tout le parcours.

TRANSFORMER L’AMIDON EN SUCRES

Koji

Le koji est du riz cuit à la vapeur sur lequel on cultive la moisissure Aspergillus oryzae. Il fournit les enzymes qui transforment l’amidon du riz en sucres fermentescibles.

À retenir : le koji rend le riz utilisable.

LA TRANSFORMATION DU SUCRE EN ALCOOL

Levure

La levure consomme le sucre et produit de l’alcool et du dioxyde de carbone. Elle contribue aussi aux arômes : son choix fait donc partie de la conception des saveurs par le brasseur.

À retenir : c’est la levure qui produit l’alcool.

Pourquoi certaines étiquettes mentionnent-elles de l’alcool de brassage ?

Certains sakés contiennent de l’alcool de brassage neutre ajouté avant le pressurage. Les catégories Junmai n’en utilisent pas. C’est un choix de brassage, pas un classement automatique de qualité ; notre comparaison des catégories explique les noms.

Références : JSS : les ingrédients et leurs rôles · JSS : le riz et l’alcool de brassage.

SUIVEZ LE RIZ JUSQU’À LA BOUTEILLE

Le parcours de brassage du saké

Suivez les étapes numérotées. Ouvrez les détails là où votre curiosité vous mène.

Voici une vue d’ensemble du parcours. Certaines étapes se déroulent en parallèle, et les choix de finition varient selon les brasseries.

  1. Illustration comparant le riz avant et après polissage
    Retirer les couches extérieures.

    ÉTAPE 01

    Polir le riz

    Le polissage retire une partie de l’extérieur du grain, plus riche en protéines et en lipides. Il offre au brasseur un point de départ différent pour le goût recherché.

    Un taux de polissage de 60% = 60% du poids d’origine restant. Un chiffre plus bas signifie qu’on en a retiré davantage.

    Explorez le taux de polissage
    RESTANT60%
    RETIRÉ40%

    À partir de 100 g de riz brun, un taux de polissage de 60% laisse 60 g pour le brassage et en retire 40 g. Cette barre représente le poids, pas la forme ni le diamètre d’un grain.

    Plus poli ≠ meilleur

    Le polissage est un indice sur la production, pas une note de qualité. La variété de riz, le koji, la levure et les décisions du brasseur façonnent aussi le résultat.

    Référence : JSS : polissage et qualité.

  2. Illustration de mains lavant du riz blanc dans un bol sous de l’eau propre
    Rincer pour éliminer la poudre de polissage.

    ÉTAPE 02

    Laver le riz

    Le riz poli est lavé pour éliminer la poudre restée à sa surface.

    Le geste semble familier, mais il prépare le brassage : l’état du riz compte pour les étapes suivantes.

    Référence : NRIB : lavage du riz.

  3. Illustration de riz blanc à saké trempant dans un saladier en inox à côté d’un petit minuteur
    Maîtrisez la quantité d’eau absorbée par le riz.

    ÉTAPE 03

    Faire tremper le riz

    Le riz lavé absorbe l’eau. Le brasseur contrôle cette absorption pour le préparer à la cuisson à la vapeur.

    Le but est d’obtenir la bonne humidité, pas simplement de prolonger le trempage.

    Pourquoi distinguer le lavage du trempage ?

    Le lavage retire la poudre. Le trempage contrôle l’absorption d’eau. Ces étapes se suivent de près, mais leurs rôles diffèrent.

    Référence : NRIB : préparation du riz.

  4. Illustration de riz blanc dans un cuiseur vapeur traditionnel en bois, avec une douce vapeur qui s’élève
    Cuire le riz à la vapeur pour sa prochaine étape.

    ÉTAPE 04

    Cuire le riz à la vapeur

    Le riz est cuit à la vapeur, puis refroidi en vue de l’étape suivante. La cuisson le prépare à la fabrication du koji et à la fermentation dans le moût.

    À partir d’ici, le riz suit différents chemins : une partie devient du koji, le reste nourrit le pied de cuve et le moût principal.

    Vers le kojiVers le pied de cuveVers le moût principal

    Référence : NRIB : cuisson à la vapeur.

  5. Illustration de koji de riz blanc dans un plateau en bois
    Le koji rend l’amidon du riz accessible.

    ÉTAPE 05

    Fabriquer le koji

    Les brasseurs cultivent Aspergillus oryzae sur une partie du riz cuit à la vapeur, dans une pièce contrôlée, généralement pendant environ deux jours.

    Le koji fournit les enzymes qui transforment l’amidon en sucre. Voyez-y la préparation de la nourriture de la levure.

    Voir comment koji et levure travaillent ensemble
    Amidon du rizLa matière de départ
    Enzymes du koji
    SucreLa nourriture de la levure
    Levure
    Alcool + CO₂Les produits de la fermentation

    Dans le moût principal, la décomposition de l’amidon et la fermentation alcoolique se chevauchent. C’est la fermentation multiple parallèle : le sucre est produit pendant que la levure le consomme.

    Référence : NRIB : la fabrication du koji.

  6. Illustration d’un petit récipient de brassage contenant un levain laiteux de riz et d’eau, avec de légères bulles
    Un petit pied de cuve avant la grande cuve.

    ÉTAPE 06

    Préparer le pied de cuve

    Le shubo, également appelé moto, permet de développer une population de levures vigoureuse avant la fermentation principale.

    Un milieu acide aide à protéger ce petit pied de cuve des microbes indésirables.

    Comparez sokujo, kimoto et yamahai

    Sokujo

    Ajout d’acide lactique

    Le brasseur ajoute de l’acide lactique pour créer l’environnement acide du levain.

    Kimoto & Yamahai

    L’acidité se développe grâce aux bactéries

    Ces méthodes font appel aux bactéries lactiques. Le Yamahai omet l’étape traditionnelle de broyage du riz pratiquée en Kimoto.

    Ce sont des méthodes de préparation du pied de cuve. Elles donnent des indices sur l’étiquette, sans garantir un goût précis.

    Référence : NRIB : méthodes de pied de cuve.

  7. Illustration d’un moromi pâle en fermentation dans une grande cuve ouverte en acier inoxydable
    Riz, koji, eau et pied de cuve sont réunis.

    ÉTAPE 07

    Faire fermenter le moût principal

    Le moût principal, ou moromi, réunit les ingrédients dans une plus grande cuve. Les enzymes du koji libèrent le sucre tandis que la levure le transforme en alcool et en dioxyde de carbone.

    La température, le temps et le choix de levure contribuent au résultat. Le brasseur observe l’évolution de la fermentation au lieu de se fier à un simple minuteur.

    Voir les trois ajouts répartis sur quatre jours

    Une méthode courante, le sandan-jikomi, consiste à préparer le moût progressivement.

    1. JOUR 1

      Premier ajout

      Commencer à constituer le moût principal.

    2. JOUR 2

      Une pause

      Laisser le temps à la population de levures de se développer.

    3. JOUR 3

      Deuxième ajout

      Augmenter progressivement le moût.

    4. JOUR 4

      Troisième ajout

      Terminez les ajouts successifs.

    La fermentation ne se limite pas à quatre jours

    Ce calendrier concerne la constitution du moût. La fermentation se poursuit ensuite.

    Référence : JSS : Moromi et Sandan-jikomi.

  8. Illustration d’un sac en tissu laissant couler du saké limpide dans un bac de récupération
    Une méthode illustrée : la séparation par égouttage.

    ÉTAPE 08

    Séparez le saké des matières solides

    Le moût fermenté contient encore des solides de riz. Le pressurage ou l’égouttage sépare le saké liquide des lies restantes, appelées sake kasu.

    Les brasseries peuvent utiliser des machines, des sacs ou un lent égouttage. L’illustration présente l’une de ces méthodes.

    Saké liquide

    Le liquide poursuit son parcours vers la décantation, la finition et la mise en bouteille.

    Saké kasu

    Les matières solides séparées sont un sous-produit du brassage utilisé dans l’alimentation et la cuisine.

    Alors, pourquoi le Nigori est-il trouble ?

    Le nigori passe par une séparation plus grossière qui laisse certaines matières solides du riz dans le liquide. Leur quantité varie. La turbidité ne dit pas s’il est sucré ni s’il a été pasteurisé.

    Référence : JSS : méthodes de pressurage et sake kasu.

  9. Illustration de saké avec un filtre, une carafe d’eau et un thermomètre représentant différents choix de finition
    Traitements possibles avant la commercialisation.

    ÉTAPE 09

    Choisir les étapes de finition

    Après le pressurage, le brasseur choisit les finitions du saké. L’ordre et la combinaison de ces traitements varient.

    Ce sont des options possibles, pas quatre étapes obligatoires.

    LIMPIDITÉ & SAVEUR

    Laisser décanter ou filtrer

    D’autres traitements peuvent affiner le liquide. Muroka désigne un saké sans filtration secondaire, souvent sans traitement au charbon ; il a néanmoins été séparé du moût.

    Indice sur l’étiquette · Muroka
    STABILITÉ

    Pasteuriser

    Le chauffage, appelé hi-ire, aide à stabiliser le saké et à désactiver les enzymes. Le Namazake n’est pas pasteurisé. Suivez ses consignes de conservation et gardez-le au réfrigérateur.

    Indice sur l’étiquette · Nama
    DEGRÉ D’ALCOOL

    Ajuster avec de l’eau

    De l’eau est souvent ajoutée pour obtenir le degré d’alcool voulu. Genshu désigne un saké sans cette dilution ; vérifiez l’ABV plutôt que de supposer un degré unique.

    Indice sur l’étiquette · Genshu
    TEMPS & ÉVOLUTION

    Laisser reposer ou mûrir

    Certains sakés reposent avant leur sortie ; d’autres sont délibérément vieillis. Koshu est un indice de vieillissement. Les notes de dégustation de la bouteille vous aideront à comprendre ce que sa maturation a apporté.

    Repère sur l’étiquette · Koshu
    Lire « Muroka Nama Genshu » comme trois choix

    Muroka concerne la filtration secondaire, Nama la pasteurisation et Genshu la dilution. Ces mots peuvent apparaître ensemble car ils décrivent des choix différents.

    Consultez le guide des types et styles pour une comparaison complète.

    Référence : JSS : termes de production et d’étiquetage.

  10. Illustration d’une buse remplissant une bouteille de saké à côté de deux bouteilles fermées
    Le saké fini est prêt à être commercialisé.

    ÉTAPE 10

    Mettre le saké en bouteille

    Le saké terminé est mis en bouteille pour être commercialisé. Son étiquette, son degré d’alcool et ses conseils de conservation vous aident à comprendre ce que le brasseur a créé.

    Le toji et l’équipe de la brasserie ont guidé tout le parcours, de la préparation du riz à la fermentation, jusqu’au saké fini.

    Lisez un détail. Remarquez une chose.

    Sur votre prochaine bouteille, choisissez un indice de fabrication et reliez-le à votre note de dégustation : arômes, texture ou finale.

    Référence : JSS : toji et termes de brassage.

LES QUESTIONS FRÉQUENTES

Questions sur le brassage du saké

Le saké est-il distillé comme le shochu ?

Non. Le saké tire son alcool de la fermentation. Le shochu est une boisson distillée. La présence d’alcool de brassage dans certains sakés ne transforme pas leur fabrication en distillation.

Faut-il un riz spécial pour le saké ?

Le riz destiné au saké est courant, mais du riz de table peut aussi être utilisé. Le riz n’est qu’un des choix du brasseur : une variété réputée ne garantit pas, à elle seule, un goût particulier.

Combien de temps faut-il pour produire du saké ?

Comptez en semaines pour la fermentation, auxquelles s’ajoutent la préparation et la finition. Le repos ou un vieillissement prolongé ajoutent du temps avant la commercialisation. Il n’existe pas de calendrier unique du riz au magasin pour tous les sakés.

Un taux de polissage de 50% signifie-t-il que la moitié du riz a été retirée ?

Oui, en poids. La moitié reste et l’autre moitié a été polie. Avec un taux de 70%, il en reste 70% et 30% ont été retirés.

Le koji et la levure sont-ils la même chose ?

Non. Le koji fournit les enzymes qui décomposent l’amidon. La levure fermente les sucres obtenus en alcool et en dioxyde de carbone. Ils ont des rôles différents dans le même processus de brassage.

Nama, Nigori et Genshu sont-ils interchangeables ?

Non. Nama concerne la pasteurisation ; Nigori, les particules solides conservées et l’aspect trouble ; Genshu, la dilution. Un saké peut cumuler ces descriptions. Lisez chaque terme séparément.

Pour aller plus loin : JSS : questions sur le saké · JSS : vocabulaire du brassage.

Reliez la brasserie à votre prochaine dégustation

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